Personnel d’un restaurant français avec chef étoilé s’envole pour aller travailler en Suisse

5/5
Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Partager sur email
Email

Le restaurant Jacques Alexandre à Morteau du chef étoilé Jacques Barnachon, dans le Doubs, a dû fermer ses portes, rapporte le quotidien Le Matin. Pas par manque de clients, mais parce que son personnel est parti travailler en Suisse.

Manque de main-d’œuvre

Depuis six mois, le restaurant devait refuser de vingt à trente clients par jour. Et non par manque de place, mais par manque de main-d’œuvre, nous apprend un article du journal suisse Le Matin. Passée de douze à cinq employés, l’équipe a ensuite perdu son chef. Difficile de faire tourner le restaurant dans ces conditions.

Après avoir servi ses derniers plats, le chef étoilé Jacques Barnachon, propriétaire du restaurant a finalement mis la clé sous la porte. L’établissement a depuis été placé en liquidation judiciaire.

En Suisse, double de salaire

Attirés par la proximité de la frontière suisse, le personnel est parti travailler là-bas. Ils n’ont que dix minutes de route à faire et ont la possibilité de multiplier leur salaire par deux ou par trois. Avec un salaire moyen d’environ €3.000 par mois, la Suisse n’a pas de mal à concurrencer les salaires français. Au restaurant Jacques Alexandre, un plongeur gagne en moyenne €1.380 pour 35 heures de travail. Il a donc possibilité de doubler son salaire rien qu’en passant la frontière.

Nombreux sont les Français qui profitent du statut de frontaliers. Ils vont travailler en Suisse pour bénéficier de salaires élevés, tout en habitant en France avec des prix de logements plus faibles. La Suisse offre aussi aux travailleurs des charges moins importantes qu’en France.

Personnel d'un restaurant français avec chef étoilé s'envole pour aller travailler en Suisse

Paradox

Pour ce restaurant, c’est une situation paradoxale : le fait d’être très proche de la frontière pourrait attirer des clients suisses, qui ont un pouvoir d’achat plus important que les clients français. Mais l’établissement ne peut pas en profiter si tous les employés désertent. Une solution, selon Jacques Barnachon, serait d’établir une zone franche pour alléger les charges le long de la frontière suisse. Une proposition qui n’a pas convaincu la commune de Morteau.


Avez-vous également des news intéressantes, des conseils, des astuces, une histoire inspirante ou une offre? Envoyez-nous le lien!


Source: Le Germoir

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Partager sur whatsapp
WhatsApp
Partager sur email
Email

abonnez-vous gratuitement

Abonnez vous gratuitement à Horeca Webzine et recevez les news, des conseils précieux, faits divers, histoires inspirantes et offres de et pour le secteur horeca dans votre boîte aux lettres toutes les deux semaines le samedi matin.

Sans rien faire de plus, vous courez également la chance de gagner de nombreux cadeaux culinaires toutes les deux semaines.

Afin de personnaliser la newsletter, nous aimerions savoir qui vous êtes. Pour chaque liste cochées, vous recevrez une newsletter personnalisée.

L'abonnement gratuit à Horeca Webzine peut être résilié à tout moment.

NOUVEAUX POSTES